Accueil Politique Élection présidentielle à Madagascar : ce que vous devez savoir

Élection présidentielle à Madagascar : ce que vous devez savoir

0
PARTAGER
Source : Pixabay. Les élections présidentielles à Madagascar.

Quatre anciens présidents, trois anciens Premiers ministres, un pasteur et même un chanteur ; lorsqu’il s’agit de choisir leur prochain chef d’État, les électeurs malgaches ne manquent pas d’options. Loin de là. Dans l’ensemble, les noms des 36 candidats à l’élection ont figuré dans les bulletins de vote au format A3 hier, alors que près de 10 millions d’électeurs inscrits se sont rendus aux urnes pour choisir la personne qui va diriger le pays au cours des cinq prochaines années.

Les bureaux de vote ont été ouverts dès 6 h du matin. Cependant, la préparation des élections a suscité de nombreuses critiques. D’ailleurs, des manifestations ont eu lieu pour protester contre les lois électorales du pays.

Un pays victime de nombreuses crises politiques

Quatrième île du monde, avec environ 25 millions d’habitants, Madagascar est en proie à de nombreux bouleversements politiques depuis son indépendance en 1960. L’élection présidentielle controversée de 2001 a conduit à de violents affrontements qui ont abouti à la prise du pouvoir par Marc Ravalomanana, alors maire de la capitale, Antananarivo.

Voici les grands favoris de cette élection :

Le dirigeant sortant était Didier Ratsiraka, un marxiste de longue date qui a pris le pouvoir en 1975. En 2009, Ravalomanana a été renversé par Andry Rajoelina, un autre maire d’Antananarivo, lors d’un coup d’État soutenu par l’armée. Mais aucun d’entre eux n’a été autorisé à se présenter aux dernières élections, en 2013, remportées par Hery Rajaonarimampianina.

Qui sont les meilleurs prétendants ?

Rajoelina, Ravalomanana et Rajaonarimampianina, tous des anciens présidents, sont largement considérés comme les favoris. Un sondage préalable mené par la Fondation Friedrich-Ebert, dont le siège est en Allemagne, a donné 25 % des voix à Rajoelina, 17 % à Ravalomanana et 4 % à Rajaonarimampianina.

Le gouvernement malgache a interdit la publication de l’étude, invoquant une menace pour l’ordre public. Toutefois, il a été obtenu par la suite par l’AFP qui a fait rapport à ce sujet. Classé en pole position par ce sondage, Rajoelina a attiré des foules impressionnantes lors de ses rassemblements pré-électoraux.

Source :

Aljazeera