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L’Afrique sera la nouvelle Chine

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Source : Pixabay. L'Afrique pourrait devenir la nouvelle Chine.

C’est audacieux de prédire une telle chose d’ici 50 ans, mais cela pourrait bien se faire. Made in Africa sera aussi omniprésente que Made in China dans les prochaines années. Les produits africains vont probablement remplacer nombre de ces articles fabriqués aujourd’hui par des sociétés chinoises.

Certes, cela semble un scénario improbable où, au-delà peut-être d’un diamant dans leur boîte à bijoux, d’un sac ou d’une bouteille de cabernet sud-africain, de nombreux Britanniques auraient du mal à trouver un produit Made in Africa chez eux. Mais l’Afrique, avec son histoire mouvementée de développement industriel, est sur le point de connaître une croissance économique réelle et spectaculaire.

Un progrès remarquable

Beaucoup de progrès ont déjà été accomplis sur le continent. Au coures des 15 dernières années, la plupart des pays africains ont connu une croissance économique soutenue, parfois supérieure à 5 % par an, soutenue par la hausse des prix des produits de base, les excédents budgétaires, les investissements étrangers et la réduction des conflits.

Voici une vidéo expliquant la relation entre la Chine et l’Afrique :

Les secteurs des services s’épanouissent sur l’ensemble du continent. Parallèlement, l’essor des télécommunications, stimulé par l’utilisation du téléphone portable, dans une région où les lignes fixes étaient rares et la pénétration d’Internet, joue également un rôle, tout comme le dynamisme du secteur des services financiers.

Un continent qui a connu des crises multiples

28 des pays les plus pauvres du monde se trouvent en Afrique. La moitié de sa population vit dans la pauvreté et n’a pas accès aux droits humains fondamentaux tels que la nourriture, l’eau potable et le logement, tandis que deux sur cinq sont analphabètes.

La croissance économique, bien que rapide, provient d’une base faible. Le produit intérieur brut par habitant n’est que de 1 770 dollars, soit environ le quart de celui de l’Asie. La transformation durable nécessite une nouvelle approche radicale. Ce n’est pas une économie de services qui sortira un demi-milliard de personnes de la pauvreté ou créera 100 millions d’emplois, mais une industrie.