Accueil Economie Comment la Russie s’est-elle développée en Afrique centrale ?

Comment la Russie s’est-elle développée en Afrique centrale ?

0
PARTAGER
Source : Pixabay. La Russie étend sa présence en Afrique.

L’année dernière, lorsque la République centrafricaine (RCA) a demandé de l’aide pour lutter contre les milices en maraude, la France, ancien colonisateur, a offert des armes qu’elle avait saisies au large de la Somalie. Mais la Russie s’est opposée et a donné ses propres armes à la place.

Début février, la Russie avait envoyé neuf avions ainsi que des dizaines de sous-traitants chargés de former des soldats locaux. Cela a ainsi marqué le début de son incursion militaire en Afrique subsaharienne depuis des décennies. Entrer dans un pays dominé par la France pendant des années a marqué l’intention de Moscou d’élargir sa présence sur le continent africain.

La Russie élargit sa présence en Afrique

Depuis que les pays occidentaux ont sanctionné l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, Moscou a signé 19 accords de coopération militaire en Afrique subsaharienne, notamment avec le Zimbabwe, le Nigeria et l’Éthiopie.

Voici une vidéo montrant le retour de la Russie en Afrique :

Les 54 États membres des Nations unies, dont trois siègent au Conseil de sécurité, forment le plus grand bloc électoral de l’organisation. En plus d’envoyer des armes et des entrepreneurs, le ressortissant russe Valery Zakharov est conseiller en sécurité auprès du président Faustin-Archange Touadera. Le ministre russe de la Défense a annoncé la semaine dernière qu’il envisageait de constituer une équipe de cinq personnes au ministère de la Défense centrafricain.

Les offres africaines

Dans le cadre des efforts renouvelés déployés par la Russie, le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s’est rendu en mars dans cinq pays africains. D’ailleurs, il a participé à un sommet en Afrique du Sud en juin et s’est rendu au Rwanda.

La Russie a également conclu des accords de coopération militaire avec de nombreux pays africains depuis 2015. Les analystes soulignent que les transactions paraissent souvent plus symboliques. Mais comme lors de la guerre froide, les accords militaires peuvent aller de pair avec des liens économiques, tels que des accords miniers et énergétiques.