Accueil Economie Implantation internationale : de l’Europe à l’Afrique, Eiffage montre l’exemple

Implantation internationale : de l’Europe à l’Afrique, Eiffage montre l’exemple

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Eiffage Génie Civil – l’un des leaders français et européens du BTP – a forgé sa réputation tant en France qu’à l’étranger. Si les yeux sont actuellement tournés vers les travaux du siècle avec les futures lignes du Grand Paris Express en Ile-de-France, l’entreprise poursuit ses chantiers partout dans le monde. Gros plans sur différents exemples, en Europe et en Afrique.

Bruxelles, août 2021. Situé entre la Gare centrale et la rue Royale, les travaux de la Montagne du Parc Warandeberg touchent à leur fin, les plus curieux d’ailleurs peuvent suivre l’avancement du chantier en temps réel par vidéo. Conçu par le cabinet d’architecture belge Jaspers-Eyers, ce bâtiment au cœur de la capitale européenne accueillera bientôt la banque française BNP-Paribas-Fortis. Sur plus de 100000m2, l’édifice abritera 55000m2 de bureaux, un auditorium, des commerces, des restaurants et un immense patio destiné au grand public. Depuis trois ans, les équipes d’Eiffage sont à pied d’œuvre pour finir les travaux dans les temps, malgré le ralentissement de l’ensemble du secteur du BTP en 2020 à cause de la crise sanitaire du Covid-19 et des mesures de confinement. « Nous avons voulu nous remettre en ordre de marche rapidement, mais en s’assurant de ce que l’on pouvait encore faire et comment, souligne Fabian Christophe, conseiller en prévention chez Eiffage. Tout notre mode opératoire a dû être revu et il a fallu remobiliser l’ensemble de nos sous-traitants. » En Belgique comme sur les grands chantiers français tel que celui du Grand Paris Express, l’entreprise de construction a dû s’adapter.

L’Europe, terrain de jeu favori d’Eiffage

Mais il n’y a pas qu’en Belgique que ce leader français du génie civil s’illustre actuellement. Plus au nord, en Norvège, l’entreprise française vient de se lancer dans une nouvelle aventure industrielle avec le contrat de 190 millions d’euros signé avec le ministère des Transports à Oslo pour la construction d’un tronçon de l’autoroute E18 qui relie les villes de Langangen et de Rugtvedt, à 140km au sud de la capitale. Ici, Eiffage Génie Civil sera cette fois responsable de la conception et de la construction. Au programme : 7km d’autoroute en 2×2 voies, 1,5km de viaduc, l’excavation de 900m du tunnel Blafjell et l’équipement de 3,3km des tunnels Kjørholt et Bamble, auxquels s’ajouteront peut-être une tranche additionnelle de 10km d’autoroutes d’ici un an, pour un budget supplémentaire de 260 millions d’euros.

Pour la réalisation de ce grand chantier, Eiffage Génie Civil compte à la fois sur ses propres filiales et sur des sous-traitants. Côté français, il fait bénéficier au client de l’intégration de ses différentes filiales sous la houlette du principal intervenant, Eiffage Génie Civil dans ce cas : l’habitude de travailler ensemble permet d’élaborer des solutions optimales, tout en garantissant des délais court de réaction en cas d’aléas, toujours fréquents dans ce secteur.  Ainsi, l’entreprise française aura recours à ses filiales Eiffage Métal pour la réalisation du pont à haubans et à Eiffage Routes pour l’utilisation d’un enrobé offrant de très hautes performances, ou encore au sous-traitant Systra. Côté norvégien, Eiffage intégrera des sous-traitants comme Afry et Bertelsen & Garpestad AS. Livraison prévue pour l’été 2025.

Mais c’est outre-Rhin que l’entreprise française reste la plus dynamique, et la plus prisée pour son approche interdisciplinaire et intégrée. En 2020, elle a remporté un contrat pour un partenariat public-privé (PPP) de 1,5 milliards d’euros sur 30 ans pour la construction et la gestion de 76km de l’autoroute A3 Nordbayern entre Biebelried et Fürth/Erlangen. Enfin, en mai dernier, c’est Eiffage Métal et ses filiales SEH et Iemants qui ont remporté un marché pour la réalisation d’un nouveau pont enjambant le Rhin à Leverkusen, pour la bagatelle de 180 millions d’euros (dont 116 millions pour Eiffage). Un chantier qui nécessitera 16000 tonnes d’acier, les structures métalliques devant être fabriquées dans l’usine de Lauterbourg en Alsace.

Les yeux rivés sur l’Afrique

Changeons à présent de continent. En Afrique, Eiffage est aujourd’hui totalement investi dans un chantier hors norme, à la frontière côtière entre le Sénégal et la Mauritanie, avec le terminal offshore baptisé Grand Tortue Ahmeyim (GTA) pour le compte de l’entreprise pétrolière BP. Signe de l’importance de ce contrat, le PDG du groupe Benoît de Ruffray a fait le déplacement en décembre dernier, deux mois après le début des opérations. Filiale du groupe, c’est donc Eiffage Génie civil Marine qui pilote la construction de 21 caissons en béton, dans le port de Dakar, qui seront ensuite acheminés sur le site du GTA pour constituer une digue de 1,2km.

Le chantier est sans commune mesure en Afrique : chacun des 21 éléments mesure 54,5m de long, 28m de large et 32m de haut, et toutes les entreprises engagées dans ce projet sont lancées dans une course contre la montre. Le début de la production du terminal gazier est en effet prévu en 2022-2023.

Restons au Sénégal quelques instants. Car Eiffage ne coule pas que du béton dans le pays le plus à l’ouest du continent africain. L’entreprise française est également très engagée en faveur du développement de l’économie locale et de la société civile. Depuis le printemps, les exemples se sont multipliés. En mars, Eiffage Sénégal a financé les travaux de réhabilitation du service de pneumologie au CHU de Fann à Dakar, et a lancé un projet en collaboration avec la start-up sénégalaise Ciprovis pour une meilleure gestion des déchets de chantier et leur recyclage. L’entreprise a ensuite mené de front deux projets : un exercice de simulation d’urgence de protection côtière avec les sapeurs-pompiers de Saint-Louis et une formation aux nouvelles techniques bas carbone pour la municipalité de Dakar. En mai, la commune de Bargny a inauguré en grandes pompes, sous les yeux du ministre de l’Économie Hamadou Hott, une nouvelle médiathèque, projet porté par l’association Sunubibliotech et financé grâce à la participation d’Eiffage.

Enfin, début juin à l’occasion de la célébration de la Journée de l’environnement, la direction Qualité, sécurité et environnement (QSE) d’Eiffage a mené des actions de sensibilisation autour de la sauvegarde et de la restauration des écosystèmes, avec entre autres une campagne de reboisement. « Rien n’est une fatalité, avance Gérard Sénac, PDG d’Eiffage Sénégal. Chacun d’entre nous doit s’impliquer pour des chantiers propres et respectueux de l’environnement. Responsable, nous devons construire des infrastructures durables. » En juin toujours, Eiffage Sénégal a réitéré, lors de la première édition de la Foire internationale agricole du Nord, son implication dans le développement de projet d’irrigation en faveur de l’agriculture locale.

Autant de projets menés qui, pour la filiale sénégalaise de l’entreprise présente dans le pays depuis plus de 30 ans, démontrent son engagement en faveur du développement local et de l’emploi. Un engagement d’ailleurs récompensé par le prix de l’entreprise inclusive 2020, décerné par Humanité & Inclusion, la plateforme des ONG européennes actives au Sénégal, « récompensant l’accès au travail aux personnes vulnérables », comme l’a souligné Khadimou Rassoul Talla, le président de l’Association Handicap Sénégal.

L’ouverture à l’international, une culture d’entreprise

Si Eiffage remporte autant de contrats sur les marchés étrangers, ce n’est évidemment pas par hasard. C’est même le fruit d’une stratégie remontant aux débuts de l’entreprise, fondée en 1993. « À mes débuts il y a 30 ans, j’ai surtout travaillé sur de grands projets à l’international, principalement en Asie du Sud-Est, entre Jakarta et Singapour, avec des tours de 200m de haut, se souvient Imed Ben Fredj, directeur des supports opérationnels chez Eiffage Infrastructure. Ces chantiers constituaient les premiers projets clé en main en conception-construction, de grande envergure, réalisés par Eiffage, dont les budgets étaient de plusieurs centaines de millions de dollars. »

Outre cette capacité à mobiliser tous les corps d’état d’un chantier, de la conception à la construction, Eiffage a également mis en place, depuis trente ans, une politique d’implantation faisant la part belle aux professionnels locaux. « Ces projets alliant conception et construction ont constitué pour nous de très belles expériences grâce à nos collaborateurs locaux qui ont fait du très bon travail, se félicite M. Ben Fredj. Cette dimension internationale a façonné notre culture : quand nous travaillons sur un projet à l’étranger, nous n’expatrions pas 200 personnes, nous partons avec une équipe réduite chargée d’apporter une expertise et donnons toute sa place au personnel local. » Un personnel local que l’entreprise choisit de choyer, comme au Sénégal, en lui octroyant des avantages particuliers. En mai dernier, Eiffage Sénégal a par exemple signé une convention accordant des indemnités de mutation et de déplacement aux travailleurs en CDD. Jaraaf Alassane Ndaw, le secrétaire général national des travailleurs de la construction, a salué le dialogue interne et la volonté de l’entreprise d’aller bien au-delà de ce que prévoit le Code du travail : « Je suis satisfait. Nous avons pu, suite à plusieurs négociations, signer un protocole d’accord qui octroie un montant à l’ensemble des travailleurs et, chacun, en fonction de sa catégorie. Ce qui est important et qu’il faut retenir, ce sont les bonnes relations qui existent entre le personnel qui joue un grand rôle dans le développement de la société et la direction. »

De l’Asie à l’Afrique en passant par les pays européens, le groupe Eiffage peut donc compter sur toutes ses filiales – génie civil, route, rail, métal, terrassement… – et sur l’engagement de ses salariés pour proposer des projets clé en main, de la conception à la construction, en s’appuyant sur les savoir-faire locaux. Force est de constater que cette recette inclusive continue de porter ses fruits.