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L’insurrection en Afrique du Sud va bien au-delà de la libération de Zuma

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Source : Pixabay. La crise en Afrique du Sud.

Au cours des 11 derniers jours, l’Afrique du Sud a été en proie aux pires troubles et violences de masse depuis la fin de l’apartheid. Alors que les choses se sont installées dans un calme précaire alors que les militaires patrouillent dans les zones les plus touchées, la nation reste anxieuse et craintive.

S’adressant au pays jeudi soir dernier, le président Cyril Ramaphosa a décrit les troubles comme une insurrection visant l’économie et les infrastructures du pays. L’insurrection, déclenchée par l’incarcération de l’ex-président Jacob Zuma pour outrage à magistrat le 7 juillet, a déjà fait au moins 212 morts, la chaîne d’approvisionnement de toute une province détruite, des milliards de dollars de dégâts infligés à deux des principales villes du pays, et des centaines d’entreprises et d’éléments clés de l’infrastructure du pays ont été réduits en cendres.

Une situation très complexe

Le KwaZulu-Natal, qui abrite quelque 12 millions de personnes, mettra des années à se remettre. En l’absence des autorités étatiques, de nombreux quartiers ont formé des milices armées pour protéger leurs entreprises et leurs communautés. Ramaphosa a déployé 25 000 soldats des Forces de défense nationale sud-africaines dans les zones touchées, le plus grand déploiement de troupes depuis l’avènement de la démocratie en 1994.

Ci-dessous les propos du président sud-africain à ce sujet :

Les troubles ont commencé le vendredi 9 juillet, lorsqu’un gang lourdement armé et masqué a détourné des camions près du péage de la rivière Mooi et les a utilisés pour bloquer la route avant d’incendier 25 véhicules.

Un sabotage économique

Alors que bon nombre des personnes impliquées ont pillé de la nourriture et des produits de base, reflet du désespoir et de la pauvreté qui affligent l’Afrique du Sud, d’autres, y compris certains conduisant des voitures chères, ont pris des biens de consommation, téléviseurs, haut-parleurs.

Au même moment où le pillage de masse avait lieu, une campagne de sabotage économique bien organisée et planifiée ciblait l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement du KwaZulu-Natal ainsi que les principales infrastructures de communication, les installations d’approvisionnement en eau et d’autres éléments vitaux de l’économie de la province.

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