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Côte d’Ivoire : la mission de solidarité conjointe félicite Alassane Ouattara pour le scrutin libre et rappelle à l’ordre l’opposition

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Dans le cadre du scrutin présidentiel du 31 octobre prochain, la mission conjointe a rencontré le Président Alassane Ouattara le 5 octobre dernier. La Présidente du Conseil des Ministres de la CEDEAO “s’est félicitée de l’engagement du Président Alassane OUATTARA ainsi que celui du Gouvernement ivoirien à œuvrer pour la tenue d’élections transparentes et apaisées”  et a appelé les acteurs politiques à la retenue et à éviter les discours de haine et la violence” en les invitant à “recourir aux moyens légaux pour résoudre leurs différends“.

La promesse d’Alassane Ouattara: agir selon les principes démocratiques

Lors du rassemblement des représentants de la CEDEAO, de l’Union Africaine et des Nations Unies avec le Président de la République ivoirienne le 5 octobre dernier, ce dernier a réaffirmé sa détermination à “promouvoir la paix en Côte d’Ivoire et dans toute la sous-région”. De fait, Alassane Ouattara s’engage à respecter les principes démocratiques et confirme sa volonté d’assurer “une élection présidentielle crédible, inclusive, transparente et apaisée”. Les résultats du scrutin seront acceptés par tous. C’est ce qu’affirme par ailleurs la mission conjointe après consultations avec l’ensemble des parties prenantes: coalition au pouvoir, opposition, ambassadeurs, organisations et associations de la société civile.

Si les autorités françaises ont déclaré qu’elles seraient “très vigilante(s)” sur l’impartialité du scrutin présidentiel, Jean-Yves Le Drian a affirmé: “Il y a un processus démocratique (…) Le président Ouattara a souhaité se représenter, c’est son libre choix”, en ajoutant: “Nous souhaitons que cela se passe dans les meilleures conditions de calme et que les habitants de la Côte d’Ivoire puissent s’exprimer très librement. (…) Notre souci, c’est de faire en sorte que ces élections se déroulent de façon apaisée”. Une volonté partagée par le Président ivoirien mais qui semble faire défaut au sein de l’opposition.

La mission conjointe appelle les opposants à un retour au calme

“Face à la forfaiture, un seul mot d’ordre irréversible, la désobéissance civile dans l’unité d’action et dans la bonne programmation”, avait déclaré Henri Konan Bédié le 20 septembre dernier lors d’un rassemblement des principaux partis de l’opposition au siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Sous un tonnerre d’applaudissements, l’ancien chef d’Etat appelle ainsi à boycotter les élections. Agé de 86 ans, HKB est l’un des quatre candidats retenus par le Conseil constitutionnel pour se présenter au scrutin du 31 octobre. Si l’opposition est unanime quant à la candidature d’Alassane Ouattara, qu’elle considère comme une “violation de la Constitution”, elle peine à mettre en place une stratégie commune face au pouvoir. Le problème est que la désobéissance civile pourrait mener droit au chaos national, en favorisant l’escalade des tensions à près de trois semaines des élections. Dix ans après la crise post-électorale qui avait causé la mort de 3,000 personnes, la crainte de violences meurtrières est plus importante que jamais. En août dernier, plusieurs personnes avaient trouvé la mort dans des échauffourées à l’annonce de la candidature d’Alassane Ouattara.

Les membres de la mission de solidarité conjointe ont été clairs en exprimant leur “vive préoccupation quant à l’absence de confiance entre les acteurs politiques ivoiriens”. Ils fustigent les discours de haine et autres actes de violence aux relents communautaires de ces derniers mois. Ils ont en outre affirmé leur souhait d’offrir aux parties prenantes des moyens légaux pour régler leurs différends ainsi qu’un accès à une plateforme consultative de haut niveau, leur permettant d’interagir dans le cadre d’une “élection présidentielle inclusive, transparente et paisible”. Les candidats sont aussi encouragés à résoudre les questions en suspens, en consultation avec la CEI. Enfin, la mission de solidarité conjointe a exhorté l’ensemble des militants et autorités politiques à favoriser la création d’un “environnement propice à la tenue d’une élection démocratique”. Des observateurs électoraux de la CEDEAO et de l’Union Africaine seront déployés en Côte d’Ivoire afin de superviser le respect de ces engagements.