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Poursuite des opposants du MDC au Zimbabwe

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Source : Pixabay. Les résultats des élections présidentielles au Zimbabwe font polémiques.

Les autorités zimbabwéennes sont à la recherche de neuf hauts responsables de l’opposition à la suite des élections contestées. Ils sont poursuivis pour avoir incité leurs partisans à organiser une manifestation illégale mercredi dernier. Six personnes ont été tuées après l’intervention de l’armée lors de ces manifestations dans la capitale du pays, Harare.

L’Alliance du MDC a déclaré que l’élection de lundi dernier avait été truquée pour permettre à Emmerson Mnangagwa de remporter les scrutins. Toutefois, la commission électorale insiste sur le fait qu’il n’y avait absolument pas eu de trucage. L’ancien ministre des Finances et principal représentant de l’Alliance MDC, Tendai Biti, figure parmi les personnes recherchées.

Les personnes recherchées par la police

M. Biti a déclaré que le dirigeant de son parti, Nelson Chamisa, a remporté l’élection présidentielle. Il est également accusé d’avoir incité à la violence mercredi dernier lorsque des partisans de l’Alliance MDC ont affronté les forces de l’ordre.

Découvrez ci-après une vidéo en anglais relatant cette affaire :

Le président de l’Alliance MDC, Morgan Komich, le leader de la jeunesse Happymore Chidziva et six autres responsables du parti sont aussi recherchés. Les élections de juillet visaient à mettre le Zimbabwe sur une nouvelle voie démocratique après la fin du mandat de 37 ans de Robert Mugabe en novembre dernier.

Des affrontements meurtriers ont eu lieu

Depuis l’annonce du résultat des élections, de nombreux manifestants se sont rués dans la capitale du pays. Selon les médias, plusieurs personnes ont été tabassées par la police. Dimanche matin, six hommes masqués seraient entrés par effraction dans la maison de M. Chidziva.

Cependant, le ministre des Affaires étrangères, Sibusiso Moyo, a nié toutes ces allégations. Le gouvernement n’a pas connaissance de ces violences ou de ces enlèvements, a-t-il déclaré. Les autorités ont déjà arrêté 27 personnes qui seraient liées à ces manifestations. Elles ont toutes été libérées sous caution.

Source :

BBC