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L’Afrique du Sud, un pays de coalitions ?

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Source : Pixabay. L'ANC est le parti le plus populaire en Afrique du Sud.

Le système électoral sud-africain est basé sur le concept de partage du pouvoir. Cependant, l’ANC gagne souvent toutes les élections pour ne pas avoir à partager le pouvoir. Cela pourrait néanmoins changer, puisqu’un nouveau livre affirme que l’Afrique du Sud pourrait se diriger vers un gouvernement de coalition dès 2019. Qu’est-ce que cela signifierait pour l’avenir politique du pays ?

Voici une vidéo en anglais détaillant les avis des analystes sur le sujet :

L’analyste politique de Princeton, le Dr Leon Schreiber, a révélé des faits très marquants dans les premières pages de son nouveau livre Coalition Country. Seuls le Botswana, la Malaisie et la Namibie ont actuellement un parti au pouvoir ayant gouverné seul pendant plus longtemps que l’ANC, a-t-il écrit.

Les élections de 2019 pourraient être un grand tournant pour l’Afrique du Sud

Le fait que l’ANC ait pu obtenir la majorité des voix lors de chaque élection depuis 1994 est remarquable. Ceci n’est pas si surprenant lorsqu’on sait que le Parti national a gouverné pendant 46 ans avant l’arrivée de l’ANC au pouvoir.

Source : Wikipédia. L’Afrique du Sud est en passe de devenir un pays de coalitions.

Mais cela est en train de changer, a affirmé Schreiber. Selon lui, d’ici 20 ans, l’Afrique du Sud sera un pays de coalitions. D’ailleurs, les élections de 2019 pourraient être un grand tournant pour les Sud-Africains, a-t-il expliqué.

La popularité de l’ANC pourrait diminuer

Selon cet analyste politique, l’ANC ne va pas remporter une majorité de plus 50 % aux élections de 2019. Il extrapole des données existantes pour suggérer que si la part votante de l’ANC continue à baisser l’Afrique du Sud arrivera finalement à une situation où la gouvernance de coalition deviendra la norme.

L’idée que cette situation pourrait survenir dès 2019 n’est pas si farfelue. Si les électeurs du Cap-Occidental et du Gauteng ne votent pas pour l’ANC, cela pourrait suffire à faire baisser de moitié le nombre de candidats élus du parti. Schreiber a indiqué que plus d’un électeur sud-africain sur trois vit dans l’une de ces deux provinces.