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Le gouvernement guinéen met en garde contre les violences ethniques après les dernières élections

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Alpha Condé/Source : Wikimedia Commons/Kremlin.ru

Le gouvernement guinéen a expliqué dans un communiqué que les forces de l’ordre appréhenderaient toute personne coupable d’incitation à la violence ethnique. Cette décision intervient après la mort de sept personnes lors des nombreux affrontements qui ont suivi les élections municipales.

Pas encore de résultats officiels

Il faut tout de suite rappeler que ces altercations post-électorales étaient liées à des allégations de fraude provenant de l’opposition. Il y a aussi la crainte que le président Alpha Condé veuille modifier la constitution et se présenter pour un troisième mandat en 2020. On sait, par ailleurs, que le président Condé n’a pas encore affiché publiquement ses intentions. Jusqu’à présent, la commission électorale n’a pas encore annoncé les résultats officiels des élections municipales et des chefs de quartier qui ont eu lieu le 4 février dernier. « Nous allons mettre sur pied une brigade spéciale chargée d’enquêter sur tous les actes d’incitation à la haine ethnique et à la violence », a déclaré un communiqué du ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté.

Quand les Peuls dansent avec les bœufs/Source : Wikimedia Commons/Fasokan

Suspicions de fraude

Les jeunes sont descendus dans les rues de diverses villes du pays après que le leader de l’opposition Cellou Dalein Diallo eut dénoncé une « fraude massive ». De son côté, le parti d’Alpha Condé a nié en bloc toutes les accusations. Depuis, plus de 70 arrestations ont été effectuées à travers le pays, a-t-on appris d’une source policière. « Le caractère ethnique de certains de ces affrontements nous force à appeler au calme et à la retenue », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Damantang Albert Camara. Il convient de noter que, depuis son élection en 2010, le président Alpha Condé a essayé d’atténuer les tensions entre les deux plus grands groupes ethniques du pays, à savoir les Malinkés et les Peuls. Le parti au pouvoir du président Alpha Condé est largement soutenu par les Malinkés, qui représentent 35 % de la population, tandis que Cellou Dalein Diallo est soutenu par les Peuls, qui constituent 40 % des Guinéens.

Source :

Africanews