Accueil Culture Faites la connaissance des grands-pères du hip-hop de Nairobi

Faites la connaissance des grands-pères du hip-hop de Nairobi

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CNN

Ils sont connus sous le nom de Kabangu, et constituent un groupe de grands-pères du hip-hop qui existe depuis les années 1980. Ce groupe ultime de « vraies têtes de hip-hop » aurait été le principal ambianceur de la nuit à Kariobangi, l’une des anciennes colonies informelles de Nairobi. Aujourd’hui, les quatre membres du groupe sont censés éduquer et encadrer les talents émergents et à venir de la scène hip-hop locale.

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Une renaissance artistique

Ces poids lourds lyriques sont restés dans l’obscurité relative jusqu’à récemment, quand ils ont uni leurs forces avec la « Ligue des mamies extraordinaires » du Kenya. Ces dames volantes, autrefois dirigeantes d’entreprise et membres du gouvernement dans les années 1970, voyagent dans des régions exotiques et éloignées d’Afrique pour faire de l’exploration, faire la fête et s’amuser.  Malheureusement, vous ne pouvez pas vraiment écouter leurs disques. Ce serait génial si ces deux ensembles d’octogénaires existaient réellement, mais ce ne sont que des personnages fictifs créés par le photographe numérique kenyan Osborne Macharia et le styliste Kevin Abraham. Les réalisations de ce duo d’artistes, souvent partagées sur Instagram et sur Behance, se sont révélées si populaires que beaucoup croient que Kabangu est en train de cracher des rimes à travers toute la Nairobi.

Voici une présentation vidéo du projet.

La nouvelle vague de l’« Afrofuturisme »

« Notre travail consiste à répandre du plaisir et à partager des histoires positives et exaltantes », expliquent Osborne Macharia et Kevin Abraham, qui s’identifient à l’« afrofuturisme ». « Nous voulions juste donner une nouvelle direction aux conteurs et nous avons vu que cela commençait à changer au niveau local. Les gens commencent à produire des contenus qui ont une histoire, qui ont du sens, un contenu futuriste et basé sur nos propres idées », déclare Macharia. Et Abraham d’ajouter : « Je pense que c’est le moment pour moi en tant que styliste de raconter ma propre histoire sur mon propre environnement. »